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Cap vers
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la psychothérapie et les thérapies brèves
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| HISTORIQUE |
Il est de tradition de penser qu’une psychothérapie dure longtemps.
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| Le magnétisme et les magnétiseurs |
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Au départ la psychothérapie s’est développée à partir des pratiques des magnétiseurs français. Les praticiens portaient leur attention sur la disparition des symptômes et ne rentraient pas dans la compréhension en profondeur de l’origine des troubles. L’objectif était de donner un coup de main ponctuel à la personne, de l’aider à sortir de la souffrance. Leur intervention était modeste, respectueuse et souvent efficace. |
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| La naissance de la psychanalyse |
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Même Sigmund FREUD, fondateur de la psychanalyse, au début du 20 ième siècle, faisait des thérapies courtes. Exemple : guérison de l’impuissance de Gustave MAHLER en une séance ou guérison d’une paralysie du bras en 6 séances. Avec le succès de la théorie de l’inconscient, une curiosité nouvelle rend les analyses interminables. Cela va devenir la hantise de FREUD (l’analyse avec fin et l’analyse sans fin, 1937). |
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| L’hégémonie de la Psychanalyse |
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La première partie du 20 ième siècle va voir l’hégémonie de la psychanalyse. D’abord confidentielle et européenne, elle va se répandre en Amérique. Aux USA, la psychanalyse a conquis toutes les écoles de médecine. Tous les psychiatres sont psychanalystes. |
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Quand les psychologues américains ont voulu se former à la psychanalyse, on leur ferme les portes. Chasse gardée ! |
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| Le renouveau de la recherche en psychothérapie |
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Cette fin de non recevoir va renouveler l’essor de la Psychothérapie. Carl ROGERS va développer la thérapie centrée sur la personne. Travailleurs sociaux et psychologues travaillent ensemble dans l’urgence pour tenter de résoudre les crises dans l’explosion des banlieues américaines. ; Les interventions sont brèves et pertinentes. Elles se centrent sur le hic et nunc (ici et maintenant). |
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Virginia SATIR (Thérapie familiale)
Milton ERICKSON (hypnose)
Fritz PERLS
Eric BERNE (analyse transactionnelle)
Albert ELLIS
Carl WHITAKER |
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| La modélisation des savoirs faire thérapeutiques et la PNL |
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Richard BANDLER et JOHN GRINDER psychologues, respectivement linguiste et mathématicien étudient minutieusement le travail de ces précurseurs à partir des entretiens filmés avec les patients, interviews des thérapeutes pour découvrir s’il existe des modèles reproductibles de leurs succès thérapeutiques. Indépendamment de toutes théories ils vont mettre à jour des modèles de communication particulièrement intéressants pour faciliter la résolution de problèmes et pour générer des changements. Ils vont créer la programmation neurolinguistique, plus connue sous le sigle de P.N.L. Aujourd’hui la recherche en PNL continue en lien avec les neurosciences. |
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| La genèse de la thérapie brève. |
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En 1967 le M.R I (Mental Research Institute) de Palo-Alto est créé :
- Par Gregory BATESON, biologiste et anthropologue qui étudie la communication paradoxale.
- Par DonJACKSON, psychanalyste qui introduit les principes cybernétiques dans la psychothérapie.
- Par Milton H ERICKSON père de l’hypnose dite ericksonnienne.
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En 1967, dans cette structure, Paul WATZLAWICK (analyste jungien), Richard FISCH (psychiatre) et John WEAKLAND (anthropologue) créent le Brief Therapy Center, le centre de Thérapie brève. |
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L’idée fondamentale est de réduire le temps pour résoudre un problème dans une psychothérapie. |
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| Quelques idées force à propos de la thérapie brève. : |
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En thérapie brève, on identifie qui se plaint, car c’est lui le véritable moteur du changement. Celui qui est le porteur du symptôme n’est pas forcément celui qui se plaint. Ex dans l’alcoolisme. De même celui qui est le patient désigné n’est pas forcément le seul qui a besoin de soins. L’idée est que la famille s’équilibre souvent sur la maladie d’un de ses membres. |
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| Il faut identifier ce qui fait problème, en sortant des abstractions et des approximations. Il est important d’arriver à une définition précise du problème en termes concrets, pour pouvoir ensuite se fixer un objectif réaliste ! |
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Afin de vérifier son avancement dans la thérapie, le patient va se demander à quoi il saura que son problème est réglé et ainsi mettre à jour des critères de vérification. |
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Le patient a souvent mis en place, avant sa démarche thérapeutique, des tentatives de solution qui ont échouées. Ces tentatives sont souvent éclairantes sur les raisons inconscientes qui déterminent l’attitude du patient. D’où la célèbre formule : le problème est la solution (…qui répond aux raisons inconscientes.) |
La sacro-sainte neutralité du thérapeute a été remise en cause. Une autre évidence s’est imposée : on ne peut pas ne pas communiquer…même quand on ne dit rien ! Alors autant dire quelque chose pour créer un contexte facilitateur de changements. |
Autre révolution : Le changement ne repose pas sur la connaissance du pourquoi le problème existe (recherche des causes) mais bien sur le comment il subsiste (orientation vers la recherche de solutions.) |
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